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JMDS – le 14 juin 2012
6 juin 2012
Ces quatre lettres désignent la Journée Mondiale des Donneurs de Sang, célébrée tous les ans depuis 2004 dans plus de 190 pays à l’initiative de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Planifié tous les 14 juin et en mémoire de Karl Landsteiner, médecin autrichien qui a découvert le système ABO des groupes sanguins et lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine en 1930, cet événement de taille mondiale a pour objectif la sensibilisation du grand public quant au don du sang et les remerciements envers les donneurs qui n’hésitent pas à recourir à ce geste solidaire.
Le rôle de pays-hôte revient cette année à la République de Corée sous la coordination de la Croix-Rouge coréenne et du Ministère de la Santé et des Affaires Sociales. Le slogan consiste dans une phrase très parlante : « Every blood donor is a hero » – Donner son sang est à la portée de chacun qui peut devenir ainsi un héros. En 2010, par exemple le thème de la journée a été « le monde a besoin de sang neuf ».
En France, les actions à ce sujet sont précoces. L’association Don du sang Ardennes organise une telle action samedi le 9 juin, au Central Parc Bowling de Charleville-Mézières à travers des animations, des brochures, des concours, des courtes pièces de théâtre dont le thème est : « Et si le don de sang n’existait pas ? ». Le 14 juin, l’Etablissement Français du Sang (EFS) accueillira de 8 à 19 heures les donneurs qui auront rempli une promesse de don. Les personnes de 18 à 70 ans en bonne santé et avec un poids de 50 kg minimum peuvent donner du sang.
Saviez vous que ….
Pour sauver une vie, il faut 5 dons de sang.
Chaque jour en France : 10 000 besoins en produit sanguin.
1 million de patients sont soignés grâce aux dons de sang par an.
Dans le monde, huit personnes sur dix n’ont pas accès à la sécurité transfusionnelle.
Les biberons à bisphénol A ont été interdits dans l’UE
1 juin 2011
Le 31 mai, la Commission Européenne a annoncé que le composé chimique bisphénol A serait interdit dans la fabrication des biberons. Tous les produits contenant cette substance, présente dans de nombreux récipients en plastiques à usage alimentaire, seront retirés du marché dans tous les pays membres de l’Union Européenne.
A partir du 1er juin, les biberons qui contiennent le bisphénol A ne pourront plus être commercialisés, ni importés dans les pays de l’UE.
L’interdiction d’usage de cette substance chimique a été décidée en janvier, et, à partir du mars, l’UE a interdit la fabrication des biberons à bisphénol A sur tout son territoire.
« Le 1er juin sera un repère dans nos efforts de mieux protéger la santé des citoyens UE et notamment celle des enfants », a affirmé le commissaire européen en charge de la santé John Dalli.
Le BPA est une substance chimique qui entre dans la composition des polycarbonates utilisés pour la fabrication des objets en plastique, dont les biberons. De petites quantités de BPA des bouteilles en plastique peuvent contaminer les liquides transportés par celles-ci lorsque les récipients sont chauffés à des températures élevées.
Le bisphénol A est également interdit au Canada, en Australie et en plusieurs Etats américains. Le Canada a été le premier pays qui ait interdit, en 2009, les biberons en plastique rigide, contenant du bisphénol A. Il est aussi le premier pays au monde ayant introduit le BPA dans la catégorie des substances toxiques, malgré les protestations de l’industrie chimique.
Le bisphénol A est soupçonné de favoriser les risques de puberté précoce chez les femmes, de cancer de la prostate ou du sein et d’anomalies de reproduction.
L’OMS attire l’attention sur les ravages du tabac
31 mai 2011
Cette année, le tabac pourrait tuer six millions de personnes. Une victime sur dix pourrait mourir à cause du tabagisme passif. Ce sont les données fournies par l’Organisation Mondiale de la Santé, rendues publiques à l’occasion de la Journée Mondiale sans Tabac, célébrée le 31 mai de chaque année.
Selon les données de l’OMS, la consommation de produits à tabac est en hausse au niveau mondial, même si dans les pays développés, le nombre de fumeurs est à la baisse. Huit fumeurs sur dix proviennent des pays pauvres. Dans ces pays, le nombre d’adolescents fumeurs a aussi augmenté.
Par exemple, dans la République de Moldavie, 15% des adolescents âgés de moins de 15 ans sont des fumeurs et parmi les mineurs fumeurs, il y a de plus en plus de filles. Ainsi, le tabac est l’une des principales causes des maladies cardio-vasculaires dans le pays et un décès sur deux a été provoqué par de telles maladies.
En France, le Baromètre santé 2010 réalisé par l’Inpes, a montré que 57,6% des fumeurs réguliers de 15 à 75 ans avaient l’intention de cesser de fumer. 7,8% de ceux-ci souhaitaient le faire dans les douze prochains mois.
L’OMS estime que les gouvernements ne font pas assez pour convaincre les fumeurs de renoncer au tabac ou pour protéger les non-fumeurs contre le tabagisme passif. Habituellement, il faut passer plusieurs années jusqu’à ce que le tabac commence à nuire à la santé d’un fumeur. Ainsi, l’ »épidémie » des maladies liées à cette habitude n’est qu’au début, mais jusqu’en 2030, le bilan annuel des décès provoqués par le tabac pourrait atteindre 8 millions.
Par conséquent, l’OMS presse les gouvernements à signer et à mettre en oeuvre le Traité pour le Contrôle du Tabac. En vigueur depuis 2005, ce Traité a été jusqu’à cette date signé par 172 pays et par l’Union Européenne. Il oblige les Etats signataires à prendre des mesures pour réduire le pourcentage des fumeurs, limiter l’exposition au tabagisme passif et restreindre la publicité du tabac.
12 à 15% des gens tombent en proie aux troubles neurologiques
6 décembre 2010
Selon les données de la Société Espagnole de Neurologie publiées dans la revue « Cephalgia », 12 à 15% de la population souffrent de troubles neurologiques chroniques qui se manifestent par des maux de tête parfois si forts qu’ils rendent impossible toute autre activité.
Bien qu’elles soient l’une des souffrances les plus communes subies par l’homme, on ne connaît pas encore exactement les mécanismes qui provoquent la céphalée et les migraines, écrit La Razon, en référence aux informations fournies par la Société Espagnole de Neurologie.
Même si la cause n’a pas été établie, la médecine a identifié plus de 300 types de céphalée. En échange, on connaît une série de facteurs favorisants, comme la chaleur et/ou le froid, le stress, le manque de sommeil, la position incorrecte du corps et de la tête, la consommation de tabac, les problèmes musculaires et ceux de la colonne vertébrale et pas dernièrement, l’alimentation.
Si un mal de tête d’intensité moyenne passe avec une aspirine, les migraines aiguës peuvent être si graves qu’elles obligent le malade à s’enfermer dans la maison, les volets fermés, et la souffrance ne cède pas aux analgésiques habituels.
Même intraitables, les migraines sévères peuvent être prévenues. Le repos, le régime de vie ordonné avec un programme fixe pour les repas et le sommeil, les exercices physiques réguliers peuvent combattre les migraines.
L’une des solutions est l’alimentation équilibrée, car on a prouvé que certaines personnes manquant de l’enzyme diaminoxydase (DAO), la principale enzyme impliquée dans le métabolisme de l’histamine ingérée, avaient plus souvent des migraines. Les aliments qui empêchent l’intervention de l’enzyme diaminoxydase doivent être évités: le fromage, les charcuteries, le chocolat, le vin rouge, mais également quelques fruits (les fraises et les fruits qui peuvent engendrer des allergies), quelques variétés de poisson (d’habitude, le poisson océanique) et la viande rouge.
Les hôpitaux sont mieux préparés à combattre les infections nosocomiales
4 décembre 2010
Le ministère de la Santé a publié le 30 novembre, le tableau de bord des infections nosocomiales – infections développés à l’intérieur des hôpitaux. Le tableau montre la situation telle qu’elle a évolué en 2009, révélant que près de 92% des établissements de santé français (soit plus de 9 établissements sur 10) sont engagés dans des efforts soutenus contre ce type d’infections. La plupart des établissements de santé figurent à présent dans les classes A et B, et seulement 17 établissements dans la classe E, qui indique de mauvais résultats. Ce classement a été établi en fonction de l’indicateur ICALIN portant sur les moyens et les mesures de prévention des infections nosocomiales.
Ce sont de bons résultats, mais le Ministère de la Santé voudrait atteindre de nouveaux objectifs jusqu’à 2012. Le taux d’incidence des accidents exposant au sang devrait être réduit de 25%. Dans la nouvelle étape, on développera aussi de nouveaux indicateurs pour les principaux risques, à savoir les bactéries multi-résistantes, les actes invasifs, les infections graves.
L’infection nosocomiale est une infection contractée par un malade pendant l’hospitalisation pour une autre affection. Ces infections tuent encore chaque année des milliers de Français.
Le traitement prophylactique des infections nosocomiales comprend premièrement le respect rigoureux des principes d’aspepsie et antisepsie, antibioticothérapie rationnelle, l’utilisation de compartiments tout à fait séparés pour les malades septiques et aseptiques, le respect des principes d’hygiène individuelle et collective, le changement des antibiotiques utilisés après une certaine période, pour empêcher la sélection d’une flore résistante agressive, l’antibiothérapie ciblée etc.
La vaccination contre la grippe A – un échec décevant
15 juillet 2010
La commission d’enquête parlementaire sur la campagne de vaccination contre la grippe A/H1N1 a examiné dans son rapport la gestion du virus en France, en la trouvant « décevante ». Le bilan a montré que l’objectif du Ministère de la Santé a été loin d’être atteint: moins de 8,5% (5,36 millions de personnes) de la population française a été vacciné, alors que le gouvernement s’attendait à un chiffre de 75%.
Que ce soit erreur d’appréciation ou non, une quantité considérable de matériel a été gaspillée. Le rapport indique une perte de plus de trois millions de doses de vaccin, qui « ont été finalement jetées ou mises au rebut pour de diverses raisons. Alors, on ne peut pas s’empêcher de penser que la France a commandé 94 millions de vaccins contre la grippe A, un chiffre qui ne se justifie pas par les résultats.
Il est vrai, 50 millions des doses initialement commandées ont pu être résiliées, le reste de 44 millions étant reparties entre les divers organismes de santé. Quelques millions de doses ont été données à l’OMS et une autre partie a été revendue à l’étranger et tout compte fait, il reste encore à utiliser 21 millions de doses. Mais si l’on regarde la date d’expiration de ces vaccins, on verra que 12 millions seront périmées jusqu’en octobre et 9 millions, d’ici novembre 2011.
Ce qui adoucit un peu l’échec, c’est qu’il n’est pas limité au cas français. Tel que souligné par le rapport, « peu de pays – en dehors de la Suède, du Canada et dans une moindre mesure les États-Unis, ont réussi à mobiliser leur population et à susciter une adhésion massive à la vaccination ».
Pour l’avenir, le rapport énumère 42 propositions censées éviter un autre insuccès. La solution serait une meilleure coordination au niveau européen et une meilleure négociation de l’achat des vaccins.
Le plan canicule 2010: quoi de nouveau?
9 juillet 2010
Après que dans le département du Rhône on a décrété l’état de canicule le 5 juillet, le Ministère de la Santé a mis en place son plan destiné à éviter une nouvelle catastrophe pareille à celle de 2003 (15.000 personnes, notamment des personnes âgées, étaient alors mortes à la suite d’une chaleur exceptionnelle).
Depuis 2004, le plan canicule du Ministère s’étaie sur trois niveaux, activés progressivement, selon la gravité de la situation:
1. »La veille saisonnière » commence le 1er juin et dure jusqu’au 31 août. Un numéro d’urgence – 0 800 06 66 66 – « accessible du lundi au samedi de 8h à 20h », par appel gratuit depuis un poste fixe. Et le dimanche?
2. « La mise en garde et actions » est un niveau à la charge des préfets, déclenché en cas d’alerte de la direction générale de la Santé, sur proposition de Météo France et l’Institut de veille sanitaire.
3. « La mobilisation maximale » est déclenchée sur décision du Premier ministre, lorsque la canicule est « aggravée par d’autres facteurs », tels que la pénurie d’eau potable, la rupture de l’alimentation électrique, la surcharge des établissements de santé.
La nouveauté de ce plan par rapport aux années précédentes, consiste à la création des Agences régionales de Santé (ARS). La mission de ces organismes est de concourir à la réalisation du but du plan canicule, à savoir, » garantir la permanence et la continuité des soins ». A cet effet, les ARS veillent principalement à « coordonner les programmes d’ouvertures de lits ».
Selon Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, cette année « il y aura plus de lits ouverts dans les hôpitaux qu’en 2009″, c’est-à-dire, 95% des lits d’hôpitaux ouverts en juillet et 90% en août.
Les mesures particulières allant être prises en cas de canicule sont détaillées dans les 23 pages du plan canicule 2010…
Ce plan est loin d’être optimal, critiquent les spécialistes des services sociaux. La pénurie de professionnels est le principal problème, signalé par Pascal Champvert, le directeur de l’Association de directeurs de maisons de retraite et de services à domicile: « Ce qui a posé problème en 2003, c’est qu’il n’y avait pas assez de professionnels pour aider à domicile, comme en établissement, les personnes âgées à boire suffisamment. Aujourd’hui, le personnel n’est toujours pas suffisant dans nombre d’établissements et de services à domicile et, pire que cela, l’Etat prévoit de diminuer le nombre d’agents ».
Patrick Pelloux, le président du syndicat des médecins urgentistes, est aussi mécontent que le Ministère de la Santé « ne répond pas aux problèmes que nous avons sur le terrain ».