Pages

Categories

Archives

Meta

Les biberons à bisphénol A ont été interdits dans l’UE

1 juin 2011

Le 31 mai, la Commission Européenne a annoncé que le composé chimique bisphénol A serait interdit dans la fabrication des biberons. Tous les produits contenant cette substance, présente dans de nombreux récipients en plastiques à usage alimentaire, seront retirés du marché dans tous les pays membres de l’Union Européenne.

A partir du 1er juin, les biberons qui contiennent le bisphénol A ne pourront plus être commercialisés, ni importés dans les pays de l’UE.

L’interdiction d’usage de cette substance chimique a été décidée en janvier, et, à partir du mars, l’UE a interdit la fabrication des biberons à bisphénol A sur tout son territoire.

« Le 1er juin sera un repère dans nos efforts de mieux protéger la santé des citoyens UE et notamment celle des enfants », a affirmé le commissaire européen en charge de la santé John Dalli.

Le BPA est une substance chimique qui entre dans la composition des polycarbonates utilisés pour la fabrication des objets en plastique, dont les biberons. De petites quantités de BPA des bouteilles en plastique peuvent contaminer les liquides transportés par celles-ci lorsque les récipients sont chauffés à des températures élevées.

Le bisphénol A est également interdit au Canada, en Australie et en plusieurs Etats américains. Le Canada a été le premier pays qui ait interdit, en 2009, les biberons en plastique rigide, contenant du bisphénol A. Il est aussi le premier pays au monde ayant introduit le BPA dans la catégorie des substances toxiques, malgré les protestations de l’industrie chimique.

Le bisphénol A est soupçonné de favoriser les risques de puberté précoce chez les femmes, de cancer de la prostate ou du sein et d’anomalies de reproduction.

Post tags:

L’OMS attire l’attention sur les ravages du tabac

31 mai 2011

Cette année, le tabac pourrait tuer six millions de personnes. Une victime sur dix pourrait mourir à cause du tabagisme passif. Ce sont les données fournies par l’Organisation Mondiale de la Santé, rendues publiques à l’occasion de la Journée Mondiale sans Tabac, célébrée le 31 mai de chaque année.

Selon les données de l’OMS, la consommation de produits à tabac est en hausse au niveau mondial, même si dans les pays développés, le nombre de fumeurs est à la baisse. Huit fumeurs sur dix proviennent des pays pauvres. Dans ces pays, le nombre d’adolescents fumeurs a aussi augmenté.

Par exemple, dans la République de Moldavie, 15% des adolescents âgés de moins de 15 ans sont des fumeurs et parmi les mineurs fumeurs, il y a de plus en plus de filles. Ainsi, le tabac est l’une des principales causes des maladies cardio-vasculaires dans le pays et un décès sur deux a été provoqué par de telles maladies.

En France, le Baromètre santé 2010 réalisé par l’Inpes, a montré que 57,6% des fumeurs réguliers de 15 à 75 ans avaient l’intention de cesser de fumer. 7,8% de ceux-ci souhaitaient le faire dans les douze prochains mois.

L’OMS estime que les gouvernements ne font pas assez pour convaincre les fumeurs de renoncer au tabac ou pour protéger les non-fumeurs contre le tabagisme passif. Habituellement, il faut passer plusieurs années jusqu’à ce que le tabac commence à nuire à la santé d’un fumeur. Ainsi, l’ »épidémie » des maladies liées à cette habitude n’est qu’au début, mais jusqu’en 2030, le bilan annuel des décès provoqués par le tabac pourrait atteindre 8 millions.

Par conséquent, l’OMS presse les gouvernements à signer et à mettre en oeuvre le Traité pour le Contrôle du Tabac. En vigueur depuis 2005, ce Traité a été jusqu’à cette date signé par 172 pays et par l’Union Européenne. Il oblige les Etats signataires à prendre des mesures pour réduire le pourcentage des fumeurs, limiter l’exposition au tabagisme passif et restreindre la publicité du tabac.

Post tags:

Le plan canicule 2010: quoi de nouveau?

9 juillet 2010

Après que dans le département du Rhône on a décrété l’état de canicule le 5 juillet, le Ministère de la Santé a mis en place son plan destiné à éviter une nouvelle catastrophe pareille à celle de 2003 (15.000 personnes, notamment des personnes âgées, étaient alors mortes à la suite d’une chaleur exceptionnelle).

Depuis 2004, le plan canicule du Ministère s’étaie sur trois niveaux, activés progressivement, selon la gravité de la situation:

1. »La veille saisonnière » commence le 1er juin et dure jusqu’au 31 août. Un numéro d’urgence – 0 800 06 66 66 – « accessible du lundi au samedi de 8h à 20h », par appel gratuit depuis un poste fixe. Et le dimanche?

2. « La mise en garde et actions » est un niveau à la charge des préfets, déclenché en cas d’alerte de la direction générale de la Santé, sur proposition de Météo France et l’Institut de veille sanitaire.

3. « La mobilisation maximale » est déclenchée sur décision du Premier ministre, lorsque la canicule est « aggravée par d’autres facteurs », tels que la pénurie d’eau potable, la rupture de l’alimentation électrique, la surcharge des établissements de santé.

La nouveauté de ce plan par rapport aux années précédentes, consiste à la création des Agences régionales de Santé (ARS). La mission de ces organismes est de concourir à la réalisation du but du plan canicule, à savoir,  » garantir la permanence et la continuité des soins ». A cet effet, les ARS veillent principalement à « coordonner les programmes d’ouvertures de lits ».

Selon Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, cette année « il y aura plus de lits ouverts dans les hôpitaux qu’en 2009″, c’est-à-dire, 95% des lits d’hôpitaux ouverts en juillet et 90% en août.

Les mesures particulières allant être prises en cas de canicule sont détaillées dans les 23 pages du plan canicule 2010…

Ce plan est loin d’être optimal, critiquent les spécialistes des services sociaux. La pénurie de professionnels  est le principal problème, signalé par Pascal Champvert, le directeur de l’Association de directeurs de maisons de retraite et de services à domicile: « Ce qui a posé problème en 2003, c’est qu’il n’y avait pas assez de professionnels pour aider à domicile, comme en établissement, les personnes âgées à boire suffisamment. Aujourd’hui, le personnel n’est toujours pas suffisant dans nombre d’établissements et de services à domicile et, pire que cela, l’Etat prévoit de diminuer le nombre d’agents ».

Patrick Pelloux, le président du syndicat des médecins urgentistes, est aussi mécontent que le Ministère de la Santé « ne répond pas aux problèmes que nous avons sur le terrain ».

Post tags: